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L'interprétariat en LSF

Un métier récent

 

L’histoire du métier d’interprète est liée à celle de la Langue des Signes Française (LSF), une langue minoritaire qui a fait l'objet, dans un passé encore récent, d’interdiction, d’exclusion et de persécution.Le métier d’interprète en Français-LSF est ainsi un métier encore jeune. Pendant longtemps, l’interprétation était assurée principalement par des personnes entendantes issues de la communauté sourde.

 

En 1970, sous l’impulsion de la Confédération Nationale des Sourds de France, un comité d’interprètes est mis en place afin d’interpréter le congrès de la Fédération Mondiale des Sourds sur Paris en 1971.

 

En 1980, le premier examen intitulé  « la Capacité Communicationnelle » est créé. Cela marque le début d’une prise de conscience progressive : les sourds réclament des professionnels formés, diplômés et reconnus. C’est ainsi qu’en 1987, le code de déontologie de la profession est rédigé sur le modèle des interprètes en langues vocales.

 

Au cours des années 2000, les formations d’Interprètes en Français-LSF se multiplient et s’harmonisent en 2006  - permettant ainsi d’obtenir un master d’interprète Français-LSF

 

Avec Signe, vous avez l'assurance de faire appel à de vrais professionnels dûment diplômés qui maîtrisent parfaitement la LSF, les codes de déontologie et de conduite professionnelle de l'interprétation.

 

L’histoire de la LSF

 

Longtemps exclus de la société parce qu’ils ne pouvaient parler, les Sourds ont dû attendre le XVIII siècle pour que la première école publique leur étant destinée voit le jour à Paris. Le fondateur, l’Abbé de l’Epée, invente une nouvelle méthode pour développer un mode de communication, un langage propre aux Sourds. Cette méthode se fonde notamment sur les signes naturels qu’il a observé chez deux jumelles sourdes.

 

A contre-courant de cette méthode, le mouvement des « oralistes » s’amplifie et plaide pour des cours de parole pure, seul moyen d’après eux pour que les Sourds s’intègrent dans la société. Composé à majorité d’entendants, ce mouvement organise le Congrès de Milan en 1880, où il est décrété que la méthode oraliste doit être préférée dans l’éducation.

 

Ce congrès marque l’abolition totale de la LSF mais témoigne aussi de la domination des entendants sur les personnes sourdes à cette époque, et ce pour près de 100 ans… Les conséquences de cette interdiction sont dramatiques pour les sourds, marquant un profond recul pour leurs droits et un appauvrissement de la LSF.

 

Il a fallu attendre 1980 pour que le « réveil sourd » se produise. Des associations de Sourds et de proches apparaissent et militent pour la reconnaissance de la LSF et de la culture qui s’y attache. 

La loi votée en 1991 par l’Assemblée Nationale consacre le droit pour l’enfant sourd d’être éduqué avec une communication bilingue français-LSF. Le métier d’interprète en LSF trouve alors toute sa légitimité, ouvrant la voie à la professionnalisation des savoir-faire.

Progressivement, la LSF et la culture se démocratisent, trouvant un écho bien plus favorable dans la société à l’instar d’artistes telle que Emmanuelle Laborit, comédienne sourde, qui reçoit en 1993 le Molière de la révélation théâtrale pour son rôle dans Les Enfants du Silence.

 

La LSF est enfin consacrée comme une langue à part entière par la loi 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.

 

En 2008, elle devient une option pour le Bac, et en 2010 le CAPES et le Master de LSF sont créés.

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